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Tristoun, 30 ans, Paris
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J'avoue que je n'ai pas fait gaffe quand on s'est fixé ce drôle de rendez-vous après un an sans s'être vus. J'avoue que ce garçon, taciturne a des yeux si intenses et si muets qu'il est difficile de savoir ce qu'il pense en vous fixant comme ça. J'avoue que je n'ai jamais oublié ni ses yeux rendus presque sombres (alors qu'ils sont très bleus), ni son silence la première fois que je l'ai vu. J'avoue que mon copain d'alors était jaloux de ce regard "scotché". J'avoue mais vous vous en doutiez qu'il est très beau. J'avoue aussi qu'il est de plus en plus médiatisé, que cela lui fait peur et que je le comprends étant dans le même cas. J'avoue que le bonheur se vit caché et la tristesse aussi. Et que moi même je lui ai d'abord camouflé mon désarroi. J'avoue qu'en allant déjeuner avec lui je ne savais pas à quoi m'attendre, qu'il avait l'air timide et troublé. J'avoue qu'on s'est menti sur le côté vieux potes qui se retrouvent pour déjeuner. J'avoue qu'on a presque oublié de partir : il me regardait avec douceur, tendresse et peut-être... désir. J'avoue que je faisais de même et que c'était la saint Valentin. J'avoue qu'on n'en a pas soufflé un mot, en prenant l'air de rien. J'avoue que j'aurai voulu l'inviter, qu'il n'a pas accepté, me disant gentiment que c'était une question d'éthique et d'équilibre. J'avoue que l'on a partagé de très jolis moments, des fous rires, l'addition et nos pensées. J'avoue que nous avons traîné un peu, calme et sereins flânant dans la rue pour rentrer. Qu'il faisait froid et que l'on s'en foutait. J'avoue que j'aurais adoré qu'il me caresse tout doucement les cheveux, qu'il me prenne dans ses bras sans un mot, tout ébourriffée. J'avoue que l'on n'a pas osé et qu'une de ses collègues est arrivée. Elle l'a saluée, lui a parlé deux secondes et m'a regardée sans faire de commentaires. J'avoue que je me suis sentie gênée mais en même temps flattée. J'avoue qu'elle dû y penser aussi : qu'on était rouges et un chti peu groggy et que c'était -acte manqué ?-... J'avoue que je ne sais plus qu'en penser... qu'il est quasi marié, qu'il est papa d'enfants petits (moi aussi). Que j'apprécie et respecte beaucoup et sa femme et ses filles. J'avoue que je l'ai rappelé lundi juste après, au matin, mais que je n'ai pas osé lui laisser de message. J'avoue que son portable est un mouchard, qu'il m'a rappelée en me demandant si moi même j'avais tenté de lui parler... J'avoue qu'on a programmé un déj le lendemain... et que... je ne sais plus qu'en penser...
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